www.gites-mt-st-michel.com

Mercredi 8 septembre 2010

LE GÎTE

DETAILS

DISPONIBILITES

TARIFS

LIVRE D'OR

Photothèque

Cloud Tag

Liens

Plan du site

Environnement

Tout savoir

Situation géographique

Météo

Aujourd'hui

Département

Calendrier

<< Septembre  2010 >>
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
30 31 01 02 03 04 05
06 07 08 09 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 01 02 03

D-Day

________________________________________________
LA BATAILLE DE NORMANDIE, LE DEBARQUEMENT.

Un LCVP (Landing Craft Vehicle Personnel) ce 6 juin 1944
Informations générales

Date Du 6 juin au 9 août 1944
Lieu Basse-Normandie, Ouest de la France
Issue Tête de pont alliée en Europe : Ouverture d'un 2e front soulageant le front russe

Belligérants et commandants:

  • États-Unis - Général Dwight Eisenhower
  • Royaume-Uni - Maréchal Bernard Montgomery
  • Allemagne - Feld-maréchal Gerd von Rundstedt, Maréchal Erwin Rommel (Absent le 6 Juin 1944), Général Friedrich Dollmann
  • Canada
  • France Libre
  • Armée polonaise de l'Ouest

Forces en présence

326 000 (11 juin) hommes,
Inconnu (1 000 000 d'hommes éparpillés sur l'ensemble de la France)

Pertes

  • 150 000 tués, blessés et disparus
  • 200 000 tués et blessés

Le char Sherman
Un char Sherman est en exposition dans la ville d' Avranches, place Patton (25 mn )
Les différentes batailles

  • . Campagne des Balkans
  • · Campagne de Pologne
  • · Campagnes du Danemark et de Norvège
  • · Bataille de France
  • · Bataille d'Angleterre
  • · Débarquement de Dieppe
  • · Campagne d'Italie
  • · Bataille de Normandie
  • · Débarquement de Provence
  • · 2e campagne de France
  • · Opération Market Garden
  • · Bataille du Benelux
  • · Bataille d'Aix-la-Chapelle
  • · Bataille des Ardennes
  • · Opération Bodenplatte
  • · Opération Nordwind
  • · Poche de Colmar
  • . Front d’Europe de l’Est
  • . Théâtres africain et du Moyen-Orient
  • . Bataille de l’Atlantique
  • . Campagnes du Pacifique
  • . Guerre sino-japonaise

LA BATAILLE DE NORMANDIE

Le plan du débarquement allié <<D-Day>>
Cliquez pour agrandir

  • . Opération Neptune
  • · Utah Beach
  • · Omaha Beach
  • · Gold Beach
  • · Juno Beach
  • · Sword Beach
  • · Bataille de Villers-Bocage
  • · Bataille des Haies
  • · Bataille de Cherbourg
  • · Opération Goodwood
  • · Opération Spring
  • · Opération Cobra
  • · Opération Bluecoat
  • · Poche de Falaise
  • · Opération Totalize
  • · Contre-attaque de Mortain
  • · Bataille de Caen
  • · Bataille de Paris

La bataille de Normandie est l'une des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen. Elle se déroule entre juin et août 1944 en Normandie, et permet aux forces alliées d’ouvrir un nouveau front en Europe, face aux troupes allemandes. Elle débute le 6 juin 1944 — appelé Jour J — par le débarquement et le parachutage des premières troupes Alliés sur et aux abords des plages de l'ouest du Calvados et de l'est du Cotentin pour finir entre le 19 (premières unités Alliés traversant la Seine) et le 21 août (fermeture de la poche de Falaise), ouvrant la voie à la Libération de Paris le 25 août.

Char US <<Sherman>> ____________ Avion  de chasse Brittanique <<Spitfire>>
Plus de 60 ans après, cette bataille reste la plus grande opération logistique de débarquement, 3 millions de soldats principalement américains, britanniques, canadiens mais aussi d'autres forces alliés (Forces françaises libres, troupes polonaises, belges, tchécoslovaques, néerlandaises et norvégiennes) traversant la Manche pour débarquer en Normandie le jour J et les semaines suivantes.

L'objectif des Alliés dans cette opération est de créer un second front, réclamé par Staline depuis 1942, en Europe du Nord-Ouest (opération Overlord), par la mise en place d'une tête de pont qui puisse ouvrir un accès assez rapide vers le coeur de l'Allemagne. La progression du front italien, trop lente, ne permet pas, en effet, d'espérer une issue rapide en Europe.

Le plan d'exécution en Normandie s'articule en deux phases :

1. S'emparer d'une tête de pont afin de prendre le nœud routier de Caen et le port de Cherbourg (opération Neptune).
2. Élargir la zone par la conquête de la Bretagne et des ports de la façade atlantique d'une part, avancer jusqu’à une ligne Le Havre-Le Mans-Tours d'autre part.

<< The bocage country >> carte, 2 Juillet 1944 ___ Plan de la bataille de Normandie
Cliquez sur le plan de droite pour l'agrandir

Cette ligne est l'objectif planifié à 40 jours. L'objectif optimiste à trois mois (soit début septembre) est une zone s'étendant jusqu’à la Loire au sud et à la Seine au nord-est. Si le débarquement le jour J est partiellement réussi, les suites de l'opération se révèlent beaucoup plus difficiles et plus longues que prévues avec des combats acharnés en Normandie, connus sous le nom de bataille de Normandie.

La planification de l'invasion du continent européen débute en janvier 1943 alors que Staline réclame avec insistance l'ouverture d'un second front en Europe pour soulager l'Armée rouge qui supporte l'essentiel du poids de la guerre en Europe. Le rayon opérationnel des avions de chasse et les contraintes logistiques réduisent les possibilités de débarquement à deux choix : le Pas-de-Calais et la Normandie. Bien que le Pas-de-Calais offre les meilleures plages et un accès plus rapide vers l'Allemagne, il est considéré comme un choix trop évident risquant d'être trop bien défendu. La Normandie est donc choisie.

L'échec du débarquement de Dieppe (1942) a montré qu'il n'est pas souhaitable d'attaquer directement un port pour débarquer. De plus, la capacité défensive des grands ports a été considérablement accrue depuis 1942, les rendant quasi-imprenables par un assaut venant de la mer.

Débarquement des forces alliés à Dieppe
Les généraux Dwight Eisenhower et Bernard Montgomery sont nommés respectivement commandant suprême des forces expéditionnaires alliées et commandant opérationnel des forces d'invasion terrestres en décembre 1943 et janvier 1944. À ce moment, le plan prévoit le débarquement de trois divisions par la mer et de deux brigades par les airs. Ce total est rapidement porté à cinq divisions par la mer et trois par les airs par Montgomery.

Transport de troupe
Pour leurrer l'Axe et le persuader d'un débarquement dans le Pas-de-Calais, les Alliés mettent en place un large plan de désinformation appelé opération Fortitude. Une armée fictive est entièrement créée, le First US Army Group, "commandée" par le redouté général Patton, utilisant des bâtiments et un équipement factices (dont des chars d'assaut gonflables), envoyant même de faux messages radios. Les Allemands, désireux de connaître le lieu du débarquement, ont un réseau d'espions dans tout le sud de l'Angleterre. Les espions de ce réseau sont cependant, pour la plupart, contrôlés par les Alliés (opération « double-cross ») et envoient des messages confirmant que le Pas-de-Calais doit être le point d'attaque. En conséquence de nombreuses divisions blindées allemandes y sont mises en réserve.

Tank amphibie Sherman des forces Francaises libres
Des engins militaires spécialisés sont mis au point spécialement pour l'assaut. Sous les ordres de la 79th Armored Division du Major-General Percy Hobart, des tanks Sherman amphibies sont mis au point, ainsi que des tanks démineurs, poseurs de ponts et de génie routier. Ces chars sont connus sous le nom de Hobart's Funnies ou la « ménagerie de Hobart ».

En novembre 1943, lorsque Hitler décide que les risques d'une invasion de la France ne peuvent plus être ignorés, Erwin Rommel est nommé inspecteur des défenses côtières puis commandant du groupe d'armées B (défense du nord de la France). Rommel est persuadé que la meilleure façon de repousser un débarquement côtier est de contre-attaquer à l'aide de blindés le plus vite possible. Il demande donc que des divisions de Panzers soient disposées à proximité des côtes, mais son autorité est limitée par le fait qu’il n'est pas commandant en chef des forces armées occidentales, poste occupé par le maréchal Von Rundstedt, et que certaines divisions blindées (Panzerdivision de réserve) sont placées sous l'autorité directe de Hitler. Von Rundstedt, soutenu par Heinz Guderian, inspecteur-général des troupes blindées, préfère concentrer les divisions de Panzers plus à l'intérieur des terres afin de pouvoir lancer une contre-attaque massive une fois l’endroit du débarquement déterminé. L'accord consiste donc à garder trois divisions sous les ordres directs de Rommel, près des côtes, tandis que trois autres restent placées en arrière et ne peuvent être débloquées sans l'ordre express de l'équipe opérationnelle de Hitler. La couverture aérienne est assurée par 169 avions de chasse (ce qui est ridiculement peu par rapport à la force aérienne alliée). La bataille commence en Angleterre par la construction de ports provisoires qui doivent être acheminés avec les troupes, les plans de reconstruction des lignes de chemin de fer et des routes étant prêts.

Le débarquement

Omaha beach le 6 Juin 1944
Le débarquement allié, connu sous le nom de Jour J (en anglais, D-Day), représente les premières heures de cette opération. Le 6 juin 1944, 1.213 bateaux de guerre, 736 navires de soutien, 864 cargos et 4.126 engins et péniches débarquent 20.000 véhicules et 156.000 hommes sur les plages de Normandie et du Cotentin. Les opérations de débarquement, elles, se poursuivront pendant encore plusieurs semaines. Le débarquement marque le début de la bataille de Normandie. Cette bataille commence le 6 juin 1944 pour se poursuivre les semaines suivantes jusqu’à la chute de la poche de Falaise. Le débarquement était prévu depuis plusieurs jours mais avait dû être reporté plusieurs fois en raison du vent et de la pluie.

<< LCVP >> __ Le bocage Normand, photo d'avion de reconnaissance
Les plages choisies, protégées par les fortifications du mur de l'Atlantique, sont regroupées en 5 zones entre Ouistreham à l'Est, à l'embouchure de l'Orne, et Saint-Martin-de-Varreville, dans le Cotentin, à l'Ouest :

  • * Utah Beach
  • * Omaha Beach
  • * Gold Beach
  • * Juno Beach
  • * Sword Beach
  • * la Pointe du Hoc (située un peu à l'ouest d'Omaha), si on la considère comme un point de débarquement

Forces en présence : forces alliées (Américains, Britanniques, Canadiens, Français, Polonais, etc.) contre troupes du IIIe Reich (Allemands, mais aussi des supplétifs issus de troupes principalement russes vaincues à l'Est qui défendaient le Mur de l'Atlantique).

5.000 bateaux, dont 4.000 barges de débarquement et 130 navires de guerre, sont impliqués. 12.000 avions sont engagés afin d'assurer le soutien du débarquement, dont un millier d'avions transportant les parachutistes. 5.000 tonnes de bombes sont larguées sur les côtes normandes.

Le plan

St Lô après les bombardements
Cliquez pour agrandir

D'Est en Ouest, l'ordre de bataille était approximativement le suivant :

* La 6e division aéroportée britannique, à laquelle était attachée le 1er bataillon de parachutistes canadien, pour partie parachutée et pour partie aérotransportée en planeurs, atterrit à l'est de l'Orne pour couvrir le flanc gauche.
* Le 1st Special Service Brigade comprenant les commandos britanniques No.3, No.4, No.6 et No.45 (RM) débarquent à Ouistreham dans le secteur Queen Red (à l'extrême gauche). Les hommes du No.Commando 4 sont renforcées par le 1st Troop et le 8e Troop (dont les 177 fusiliers marins français du commandant Kieffer) des 10e commandos interalliés.
* La 3e division d'infanterie britannique et la 27e brigade cuirassée à Sword Beach, de Ouistreham à Lion-sur-Mer.
* 41e (RM) commando (de la 4e Special Service Brigade avec les 46e (RM), 47e (RM) et 48 e(RM) commandos), débarque à la droite de Sword Beach.
* La 3e division d'infanterie et la 2e brigade blindée de l'armée Canadienne, la 2de brigade cuirassée et le 48e (RM) commando à Juno Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer.
* Le 46e (RM) commando à Juno doit escalader la falaise à gauche de l'estuaire de l'Orne et y détruire une batterie (la puissance de feu de cette batterie étant apparue comme négligeable, le 46e commando est mis de côté comme une réserve flottante et débarque à Jour J+1).
* La 50e division britannique et la 8e brigade cuirassée à Gold Beach, de La Rivière à Arromanches.
* Le 47e (RM) commando sur le flanc Ouest de Gold beach.
* Le 5e Corps US (1re division d'infanterie et 29e division d'infanterie) de l'US Army à Omaha Beach, de Sainte-Honorine-des-Pertes à Vierville-sur-Mer.
* Le 2e bataillon de rangers US à la pointe du Hoc.
* Le 7e corps US (4e division d'infanterie plus d'autres éléments) à Utah Beach, autour de Pouppeville et La Madeleine.
* La 101e division aéroportée US parachutée autour de Vierville (opération Albany).
* La 82e division aéroportée US parachutée autour de Sainte-Mère-Église, protégeant le flanc droit (opération Boston).

Saint Lô en ruine
Cliquez pour agrandir

Les actions des FFI, Forces françaises de l'intérieur, ou Maquis aident à perturber les lignes de communications allemandes.

Le rivage a été largement fortifié par les Allemands de l'Organisation Todt dans le cadre du mur de l'Atlantique. Il est gardé par 4 divisions, dont une seule, la 352e division d'infanterie, est de qualité standard. La plupart des autres unités est constituée d'hommes qui (souvent pour des raisons médicales) sont considérés comme inaptes au front de l'Est et de troupes étrangères, surtout Russes ou ex soviétiques, les Osttruppen ayant incorporé l'armée allemande plutôt que de devenir des prisonniers de guerre. La 21.Panzerdivision est positionnée entre Caen et Falaise, le 6e régiment de chasseurs parachutistes (Fallschirmjäger) défend Carentan et la 12.SS-Panzerdivision est stationnée entre la Seine et l'Orne autour de Dreux. Les hommes de cette dernière sont recrutés parmi les Jeunesses hitlériennes à partir de l'âge de 16 ans, et acquerront une réputation de férocité dans les combats à venir. Les marécages proches de Utah Beach ont été inondés pour prévenir tout parachutage et rendre difficile une sortie des plages.

Avant la bataille, les Alliés ont soigneusement cartographié les zones de débarquement, en prêtant une attention particulière à la météo dans la Manche. Les conditions propices à un débarquement sont hasardeuses : entre un jour avant et quatre jours après la pleine lune pour des raisons de marée ; temps calme, avec des vents inférieurs à la force 3 (moins de 12 km/h) sur la côte, et de force 4 (moins de 20 km/h) au large ; couverture nuageuse peu épaisse jusqu’à une altitude de 2 400 m, et la base des nuages au-dessus de 900 m d'altitude ; visibilité supérieure à 4,5 km. Pour ces mêmes raisons, les Allemands ne craignent pas de débarquement à cette date.

Débarquement La Manche 6 Juin 1944
Le bilan

00:05 Bombardement des positions allemandes entre Le Havre et Cherbourg
00:15 Largage des pathfinders, parachutistes chargés des balisages des zones de saut
00:20 Atterrissage des planeurs britanniques à proximité du Pegasus Bridge
01:00 Largage des parachutistes des divisions aéroportées
03:20 Atterrissage des planeurs avec le matériel lourd des divisions aéroportées
06:00 Début du bombardement naval de la côte normande
06:30 Heure H, débarquement sur les plages américaines
07:30 Heure H, débarquement sur les plages britanniques et canadienne

Après le débarquement

Débarquement des troupes et matériels par échouage des bateaux sur les plages normandes
Débarquement des troupes et matériels par échouage des bateaux sur les plages normandes

Les plans d'invasion alliés comprennent la prise de Caen et Bayeux le premier jour, toutes les plages devant être reliées sauf Utah et une ligne de front avancée à 10-15 kilomètres à l'intérieur des terres. Dans les faits, aucun de ces buts n'est atteint. Cependant les pertes, 4 000 morts et 6 000 blessés, soit moins de trois pour cent des forces impliquées, ne sont pas aussi importantes que prévues et les têtes de pont sont parvenues à repousser les contre-attaques allemandes avec l'appui de l'artillerie navale.

Les priorités des jours qui suivent le débarquement furent de relier les têtes de pont, de prendre Caen et de capturer Cherbourg pour disposer d'un grand port.

Les têtes de pont anglo-américaines de Omaha Beach et Sword Beach se rejoignent à Bayeux La 12e division blindée SS (Hitler Jugend, Jeunesses hitlériennes) attaque les Canadiens les 7 et 8 juin, en causant de lourdes pertes, mais ne parvient pas à percer. Pendant ce temps, les plages sont reliées entre elles - Omaha le 10 juin et Utah le 13 grâce à la prise de Carentan par la 101e division aéroportée après d'âpres combats. Les Alliés renforcent leur front plus rapidement que les Allemands. Alors que les Alliés débarquent toutes leurs ressources, la supériorité aérienne alliée et les dommages causés au réseau ferroviaire rendent les mouvements de troupes allemandes lents et dangereux.

La logistique

Un des principaux défis des Alliés était de pouvoir acheminer dans les jours qui suivent le débarquement, de nombreux renforts, armements lourds, munitions, carburant, etc. Depuis la tentative ratée de débarquement de Dieppe, ils savent qu'il leur était impossible de capturer un port de manière frontale. Dans le mur de l'Atlantique, tous les grands ports de la Manche sont de redoutables forteresses. L'objectif dans les jours qui suivent le jour J est de s'emparer du port de Cherbourg, grand port en eau profonde, par la terre. Mais en attendant de pouvoir en disposer, les Alliés vont "monter" 2 ports artificiels, les ports Mulberry à Arromanches et à Saint-Laurent-sur-Mer, dérouler un oléoduc sous marin, PLUTO, et organiser une formidable logistique de ravitaillement de la tête de pont en Normandie par une noria de navires. Une tempête le 15 juin, détruira le port artificiel américain, obligeant ces derniers à procéder à plus de débarquement à même les plages.
Articles détaillés : Mulberry et Opération PLUTO.

La bataille de Caen (7 juin – 19 juillet)
Photo aérienne du bocage dans le Cotentin
Photo aérienne du bocage dans le Cotentin
Place centrale de Falaise, le 16 août 1944
Place centrale de Falaise, le 16 août 1944
Article détaillé : Bataille de Caen.
Avance alliée au 2 juillet et bocage normand
Avance alliée au 2 juillet et bocage normand

Supposant que Caen est la position-clé de la bataille, Montgomery y mène trois assauts entre le 7 juin et le 1er juillet avant que la ville ne soit encerclée et bombardée le 7 juillet (opération Charnwood). Espérant une percée décisive par la plaine de Caen en direction de Paris, Montgomery lance alors une offensive majeure avec les trois divisions blindées britanniques, nom de code : opération Goodwood. Le succès initial est contrarié par la résistance improvisée mais déterminée des 1re et 12e divisions blindées SS appuyées par des troupes du génie allemandes leur faisant office d'infanterie. Les pertes britanniques en blindés sont importantes. Hitler, qui sous-estime les Américains, concentre ses réserves face aux Anglais. Ceux-ci subissent les inconvénients d'une tête de pont trop étroite, largement exposée aux tirs de l'artillerie ennemie.

La percée d'Avranches et l'encerclement de la poche de
Article détaillé : Bataille des Haies.

Les Américains, de leur côté, achèvent la conquête du nord Cotentin. Cherbourg, malgré ses puissantes fortifications, se rend le 26 juin. De la mi-juin au 24 juillet, la progression de la 1ere armée américaine vers Saint-Lô est très lente. Gênées par le bocage favorable à une habile défense allemande, les troupes américaines piétinent ainsi plus d'un mois, ne progressant qu'au prix de pertes importantes.

Le 24 juillet, les Alliés lancent alors l'opération Cobra. Il s'agit, par un bombardement massif et très concentré ("tapis de bombes"), d'ouvrir une brèche dans les défenses allemandes dans le sud du Cotentin. L'opération réussit et, le 30 juillet, les divisions américaines s'engouffrent dans la brèche ouverte. Patton, avec les divisions blindées américaines (et la 2e DB française de Leclerc) peut alors lancer sa grande percée vers le sud. Il libère la Bretagne, (à l'exception des principaux ports fortifiés), avance jusqu’à la Loire, puis revient vers le nord en prenant à revers le front allemand.

Au lieu de se replier, la Wehrmacht, sur ordre d'Hitler et contre l'avis de son état-major, lance une contre attaque baptisée opération Lüttich dans la région de Mortain vers Avranches (7e armée et 5e armée blindée), dans le but de couper les lignes américaines. Dès le début, cette offensive allemande est un échec. Le bocage, qui a entravé l'avance des troupes motorisées alliées, gêne aussi la contre-attaque allemande. L'état major américain n'a pas été surpris, car informé des intentions allemandes, et a pu préparer la réaction. Mais la contre-attaque était surtout vouée à l'échec par sa quasi-absence de couverture aérienne, alors que les bombardiers alliés faisaient 2.000 à 3.000 sorties par jour, pilonnant des troupes allemandes que l'offensive obligeait à se découvrir. Les troupes américaines prennent alors les Allemands à revers par le sud tandis que les Anglais, les Canadiens et les Polonais de la Première DB (gen. Maczek) ferment la tenaille qu'ils ont formée par le nord, en occupant la côte 262. Encerclés dans la poche de Falaise, les Allemands se sauvent péniblement en laissant 10.000 morts et 50.000 prisonniers, les deux tiers de leur effectif encore engagé en Normandie (21 août 1944).
Articles détaillés : Contre-attaque de Mortain et Poche de Falaise.

Chronologie

* Nuit du 5 au 6 juin la 82e division aéroportée américaine (opération Boston), la 101e division aéroportée américaine (opération Albany) et la 6e division aéroportée britannique (opération Tonga) sont parachutées.
* 6 juin - Jour J, débarquement des troupes sur les plages normandes
* 7 juin - Têtes de pont établies sur les 5 plages mais contrairement au plan, ne sont pas reliées entre elles et Caen n'est pas pris
* 9 juin - Mise en service des premiers aérodromes alliés sur le continent
* 11 juin - La 1ere armée américaine libère Carentan
* 13 juin - Le général De Gaulle débarque à Courseulles, les têtes de pont sont consolidées (plages reliées entre elles et maitrise du terrain sur environ 20 km de profondeur)
* 15 juin - Opération de diversion de la Royal Air Force qui bombarde le port de Boulogne-sur-mer dans le Nord de la France avec 300 bombardiers.
* 16 juin - Début de fonctionnement du port artificiel américain Mulberry à Saint-Laurent-sur-Mer devant Omaha Beach.
* 17 juin - Les Américains atteignent la côte ouest du Cotentin à Barneville-Carteret, isolant les troupes allemandes du Nord Cotentin du reste du front allemand.
* 19-21 juin - Tempête sur la Manche qui détruit le port artificiel américain à Saint-Laurent-sur-Mer et endommage le port britannique à Arromanches
* 25 au 29 juin - Opération Epsom, offensive à l'ouest de Caen, repoussée par la défense allemande.
* 29 juin - Prise du port de Cherbourg, fortement endommagé après plusieurs jours de combats et d'intenses bombardements alliés.

* 2 juillet - Le maréchal von Rundstedt est relevé de ses fonctions de chef d'état-major du front Ouest. Il est remplacé par le maréchal von Kluge.
* 8 juillet - Opération Charmwood, la Seconde armée britannique attaque Caen après un intense bombardement aérien.
* 10 juillet - Caen est libérée
* 17 juillet - Le maréchal Rommel sévèrement blessé dans un mitraillage de sa voiture par un avion allié. Les Américains pénètrent dans Saint-Lô, en ruines. L'attaque a coûté 6.000 hommes à l'armée américaine depuis le 11 juillet.
* 18 au 20 juillet - Opération Goodwood. Attaque blindée anglo-canadienne à l'est de Caen sans avancée significative mais permettant de fixer les troupes allemandes à l'est du front pour favoriser l'attaque américaine à l'ouest
* 20 juillet - Attentat manqué contre Hitler.
* 21 juillet - Le port de Cherbourg recommence à fonctionner
* 21-24 juillet - Pluies torrentielles sur la Normandie
* 25-27 juillet - Opération Spring aux environs de Caen. Échec sanglant avec plus de 5 000 morts alliés, essentiellement des Canadiens.
* 25 juillet - Début de l'opération Cobra lancée par les Américains dans le sud du Cotentin avec un bombardement massif des lignes allemandes (tactique du "tapis de bombes")
* 27 juillet - Le front allemand s'effondre dans le sud Cotentin - Percée d'Avranches
* 30 juillet - Port de Cherbourg remis en activité - lancement par les Britanniques de l'opération Bluecoat

* 1er août - La 2e DB du général Leclerc débarque à Utah Beach. La 3e armée américaine de Patton est opérationnelle et déferle sur la Bretagne le lendemain
* 2 août - Début du soulèvement des maquis bretons qui mènent une guérilla aux troupes allemandes, aidés par des SAS britanniques
* 3 août - En 3 jours, 7 divisions américaines sont passées par la percée d'Avranches en direction de la Bretagne et de la Loire.
* 3 au 9 août - Opération Totalize, au sud de Caen pour tenter d'encercler les troupes blindées allemandes parties sur la contre-offensive de Mortain.
* 4 août - Repli progressif des Allemands en Bretagne sur les ports fortifiés de Saint-Malo, Brest, Lorient et Saint-Nazaire.
* 6 août - Les Américains atteignent Brest et Nantes
* 7 août - Lancement de la contre-attaque de Mortain par les Allemands en vue de couper le front Allié.
* 8 août - La contre-attaque est contenue par les Américains
* 9 août - Prise du Mans par les Américains
* 12-21 août - Fuite des Allemands vers l'Est par l'étroit couloir de Chambois et sous le bombardement continu des Alliés
* 15 août - Opération Anvil Dragoon, le débarquement allié en Provence.
* 16 août - Prise de Falaise par les Canadiens et les Polonais sur le flanc nord
* 21 août - Fermeture de la poche de Falaise
* 25 août - Libération de Paris et de Lisieux.

Considérations politiques

Les débarquements en Normandie sont précédés par une quantité considérable de manœuvres politiques parmi les Alliés. Il y a de nombreux désaccords sur les lieux où le débarquement doit avoir lieu et sur le déroulement de la prise des objectifs. L'ouverture d'un second front pour soulager les Soviétiques est prévu depuis 1942. Les Alliés ont d'abord préféré attaquer le ventre mou que constituaient l'Afrique du Nord et l'Italie. Churchill privilégie cette approche et souhaite lancer de nouvelles attaques en Méditerranée et dans les Balkans afin de prendre en tenaille le gros des armées allemandes mais aussi contenir l'avancée soviétique qu'il craint. Mais il doit céder à la préférence de Roosevelt et de Staline pour un débarquement dans le nord-ouest de l'Europe, plus proche du cœur industriel de l'Allemagne, la Ruhr.

Le choix de Montgomery ne plait pas à certains Américains qui préféraient le général Alexander pour commander les forces terrestres. Montgomery lui-même a des doutes à propos de la nomination d'Eisenhower car ce dernier a très peu d'expérience sur le terrain. Dans cette opération, cependant, Montgomery et Eisenhower coopèrent bien. Leurs disputes bien connues viennent plus tard, notamment durant l'opération Market Garden.

Logistique

Cette opération présente des problèmes logistiques considérables. Les Alliés devront, dans les jours suivant le débarquement, acheminer plusieurs dizaines de milliers d'hommes, de véhicules et de matériels. Le principal port en eaux profondes de la région, Cherbourg, est très bien défendu et il ne peut être envisagé de le prendre dans les jours suivants le débarquement. Si les Alliés sont confiants dans le débarquement le jour J et dans la création de tête de pont, le moment critique est situé entre J+3 et J+9, le temps d'acheminer suffisamment de troupes pour faire face aux forces allemandes, d'où l'opération Fortitude qui continue après le débarquement pour que les Allemands maintiennent des divisions blindées dans le nord de la France.

Estimation stratégique

En 1944, le matériel et l'armement allemands étaient excellents[2]. Mais les Alliés bénéficiaient d'une production inépuisable, d'une fabuleuse logistique et de la standardisation des munitions. Sans les Liberty ships, des cargos à durée de construction courte sur des plans simples, jamais les Alliés n'auraient pu remporter la bataille décisive.

Le débarquement en Normandie est coûteux en termes d'hommes et de matériel pour les Alliés, bien que réussis dans le premier temps de l'opération (établissement d'une tête de pont), grâce à l'expérience acquise dans les débarquements antérieurs, Dieppe (août 1942), Afrique du Nord (novembre 1942), Sicile (juillet 1943), Anzio (janvier 1944)), et surtout, grâce aux énormes capacités matérielles et techniques et à la parfaite coordination des actions. L'échec de la 3e division à prendre Caen, un objectif trop ambitieux pour le premier jour de l'opération, va bloquer l'action pendant un mois. La prise fortuite de Villers-Bocage suivie par l'échec de son renforcement, et sa reprise par la brigade allemande de Michael Wittmann, brise l'offensive des Britanniques.

Les Alliés se trouvent confrontés au problème du terrain. Ils vont devoir progresser dans la partie Ouest, dans le bocage, où ils avaient sous-estimé les difficultés de progression, et où ils sont contraints de combattre intensément par le blocage de l'offensive à l'Est et la non-prise de Caen. Ce bocage gêne considérablement la progression des troupes mécanisées alliées et favorise les positions défensives allemandes. Les Alliés vont ainsi piétiner plusieurs semaines dans ce qui sera appelé la bataille des Haies, ne progressant que très lentement et au prix de pertes importantes. À la fin juillet, ils vont utiliser alors leur domination aérienne avec l'emploi massif de bombardiers sur un territoire restreint, appliquant la tactique du tapis de bombes, utilisée notamment avant la percée d'Avranches, pour dégager un corridor d'attaque.

La bataille de Normandie n'a pas été la plus grande bataille de l'été 1944. Ce titre revient à la bataille de Biélorussie, où l'Armée Rouge anéantit 30 divisions allemandes. Il faut rappeler que les deux tiers de la Wehrmacht étaient alors engagés sur le front de l'Est.

Mais, si les puissances occidentales n'avaient pas ouvert un second front à l'Ouest, la guerre aurait continué encore plus longtemps et l'URSS aurait contrôlé une part encore plus importante de l'Europe après la guerre.

Séquelles

Un soldat US _____ Cimetière Américain de St James (15 mn du gite)
La Normandie a été la région française, avec l'Alsace, la plus durement éprouvée par la Seconde Guerre mondiale. Caen, Cherbourg, Saint-Lô, Le Havre, sont des champs de ruines. De nombreux villages ont été rasés. L'âpreté et la durée des combats, l'utilisation massive des bombardements aériens par les Alliés pour déloger les troupes allemandes de leurs positions retranchées vont faire plus de 20.000 victimes civiles normandes. Des centaines de milliers de sans-abri ne seront pas relogés avant plusieurs années et la majorité des infrastructures est détruite.

Le souvenir de la bataille est partout présent en Normandie, notamment avec de nombreux et vastes cimetières militaires, monuments, stèles ou autres panneaux d'information disséminés sur les nombreux lieux de bataille, des nombreux musées, de toutes tailles dont le grand mémorial de Caen, des rues qui portent le nom des acteurs alliés ou des régiments ayant participé à la libération de la région,. On trouve sur la côte, trace des combats avec des blockhaus marqués par les obus mais qui défient le temps qui passe. Il est aussi encore possible de voir quelques caissons de béton qui ont composé les digues du port artificiel au large d'Arromanches.

Si le cinquantième anniversaire de la bataille de Normandie (1994) avait été l'occasion de rappeler la dureté des combats et les pertes militaires des 2 côtés, le soixantième anniversaire (2004) a aussi permis d'évoquer la souffrance des populations civiles, passée sous silence ces dernières décennies, et de donner une image moins héroïque des armées alliées. Ainsi, des études récentes d'historiens ont montré que certains soldats américains se livrèrent à des exactions. Comme toute armée en campagne, il y eut des pillages et des viols, qui sont cependant le fait d'individus isolés, et qui n'ont été ni organisés, ni encouragés par le commandement, lequel a d'ailleurs jugé sévèrement ceux portés à sa connaissance (plusieurs condamnations à mort de soldats prononcées par les tribunaux militaires alliés). La longue et éprouvante bataille dans le bocage provoqua également des troubles de stress post-traumatique et refus de combattre chez des conscrits américains dont c'était, pour la majorité d'entre eux, le baptême du feu. La réalité fut donc assez éloignée de l'image des jeunes hommes idéalistes (ou pragmatiques, selon les cas) luttant pour la démocratie véhiculée par les productions d'Hollywood ou d'ailleurs après-guerre.

Aux pertes durant les combats, il faut encore ajouter les 1 800 prisonniers de guerre qui ont péri lors des opérations de déminage des plages.

Filmographie

* Le Jour le plus long (The Longest Day), 1962
* Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) de Steven Spielberg, 1998
* Band of Brothers, série télévisée produite par Steven Spielberg, 2001

LA BATAILLE DE NORMANDIE, LE DEBARQUEMENT.
__________________________________________________

Imprimer la page  Imprimer la page

Dernière modification le : 13/01/2008 @ 23:48
Catégorie : La Bataille de Normandie

Infos site

Webmaster : C.G.Z

Envoyer un message

1.000- 9.5.2010
Gîte proche du Mt St Michel dans le Sud-Manche (Basse Normandie.FRANCE)

Déjà 125850 visiteurs

Pour nous contacter :

Gîte de la Charmelais



Des problèmes avec le site? S.v.p signalez au

Webmaster




Haut



Admin



Site créé avec Phortail 2.0.5
PHP version 4.4.9

Page générée en 0,335 secondes